Quels sont les risques en cas de fausse déclaration ?
Signer et dater un document en affirmant l’exactitude de certaines informations engage votre responsabilité. Si votre déclaration sur l’honneur contient des données inexactes, vous risquez plusieurs sanctions, graduées selon la gravité :
La nullité du contrat : Les compagnies d’assurance peuvent considérer qu’une fausse déclaration annule purement et simplement la validité du contrat. Autrement dit, vous ne serez plus couvert, ce qui peut s’avérer catastrophique si un sinistre survient réellement par la suite.
Le refus d’indemnisation : Même si votre contrat reste en vigueur, la compagnie peut refuser de vous indemniser si elle constate que vous avez délibérément caché ou arrangé la vérité. Par exemple, si vous avez un historique de sinistres que vous n’avez pas déclaré, l’assureur, s’il le découvre, peut bloquer le remboursement de vos futurs sinistres.
Le dépôt de plainte pour fraude : Dans les cas extrêmes, si la fausse déclaration porte sur un sinistre important et que vous avez reçu (ou espéré recevoir) une indemnisation conséquente, la compagnie peut décider de porter l’affaire devant la justice pour escroquerie ou tentative d’escroquerie. Les risques sont alors d’ordre pénal, et les tribunaux sont particulièrement sévères sur les fraudes à l’assurance en France, avec potentiellement une lourde amende et jusqu’à plusieurs années de prison selon la nature de la fraude.
Vous l’aurez compris, la déclaration sur l’honneur ne doit jamais être prise à la légère. Le principe même de l’assurance se fonde sur la confiance, et falsifier des informations revient à briser ce pacte, avec des conséquences très dommageables à la fois sur votre couverture et sur votre crédibilité future auprès d’autres compagnies.